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Adar hiloulotes

Source: www.modia.org



1 Adar , 1e jour de Roch 'Hodéche Adar
:
1164. Hiloula de Avraham Ibn Êzra, sépharade (1090-1164), grand commentateur de tout le Tanakh, souvent commenté lui-même, en particulier par le Rambane. Il était médecin, astronome, philosophe et poète. Il voyagea beaucoup en Europe et dans toute l'Afrique du Nord. Ribbi Avraham ibn Ezrâ est un des grands commentateurs de la Torah, dans une approche grammaticale précise, luttant contre ceux qui passaient à d'autres niveaux tout en abandonnant le niveau philologique strict. Il est même connu des mathématiciens pour son expertise dans ce qui fut nommé ensuite les carrés magiques ou le Sudoku au Japon, où le même nombre apparait dans toutes les directions.
Son oeuvre a eu de nombreux commentateurs.

1662. Hiloula de R. Chabtaï ben Méïr Ha Cohen, le Chakh, qui est l'auteur du commentaire souvent imprimé avec Rachi avec la Torah : Chifté Cohen.

1832. Hiloula de Rabbi Aharone Leb de Prémychlane, fils de Rabbi Méïr, l'un des grands animateurs du dévelopement du 'hassidisme en Galicie. Le 'hassidisme (voir ici) avant commencé en Russie blanche avec Rabbi Chnéour Zalmane de Lyadi et Dov Beer. Il se développa en Galicie avec Rabbi Méïr, Rabbi Yisraël de Riskine et Rabbi Elimélékh de Lizensk. En Pologne ses promoteurs pricipaux furent le Voyant de Loubline, Rabbi Lévi de Berditchév et le Kotsér Rebbe. En Hongrie, commença le courant de Rabbi Moché Teitelbaum et de Rabbi Tsvi de Dinov.

1977. Hiloula de Rabbi Israël Alter de Gour, auteur de Beit Yisraël (Gour en Pologne. 1894-1977 à Jérusalem. Son père était le petit-fils du Sfate Eméte, livre contre la médisance et il fonda la plus grande dynastie 'hassidique, la dynastie de Gour décimée par les nazis. Rabbi Israël Alter parvint à s'échapper du guetto de Varsovie et se consacra à la reconstruction et, actuellement, la yeshiva de Gour à Jérusalem est le centre de formation et d'animation d'une immense et puissante collectivité.

2 Adar,
Hiloula de Ribbi Méïr Paparache, ou Papyrus.
Hiloula de Ribbi Yom Tov Algazi, ou le 20 (1802) ; auteur du commentaire sur le livre du Rambane, Hilkhote békhorote vé 'hala.

3 Adar,
Lire le Livre d'Ezra 6, 15 : fête pour la fin de la construction du second Temple.
Hiloula de Rabbi Mordékhaï Yafé, "Hallévouche", en 1752 (Adar II).

4 Adar,
Hiloula de Ribbi A'haï ben Rav Houna, juste après le Talmud, saboraï, en 506.
Hiloula de Rabbi Arié Leib Saré, disciple de Rabbi Dov Baer de Mézérich, en 1791.

5 Adar,
Hiloula de Ribbi Âmram ben Diwane (Asjen, au Maroc)


• Certains fixent sa hiloula le 5 Av, d'autres à Lag ba Ômér, ou au début de Elloul. Elle est fêtée plusieurs fois dans l'année mais, surtout, pendant plusieurs jours à l'époque de Lag ba Ômér, d'abord pour s'installer avant le 33 de Ômér, puis la fête, puis la fin de la fête. C'est le plus grand pélerinage du Maroc et des Juifs marocains dans le monde (après Jérusalem).
• Ribbi Âmram ben Diwane, fils de Ribbi Ephraïm, né à Jérusalem, était un Sépharade de Hévrone, envoyé (chalia'h) pour recueillir de l'argent dans la dispersion afin d'aider la communauté très pauvre et éprouvée de Hévrone et de Jérusalem. Il arriva au Maroc en 1758, retourna ensuite en Erets Yisrael après avoir enseigné au Maroc; puis, il revint au Maroc en 1773, d'autres disent en 1780 après avoir dû fuir pour avoir pénétré sans autorisation dans les salles des tombes des Patriarches alors interdites aux Juifs (éternel problème?). Il revint donc au Maroc qui n'était pas inclus dans l'Empire ottoman, et dû rester huit ans dans la demeure de Ribbi Messas à Meknes à cause des guerres qui l'empêchèrent aussi de rentrer, et aussi dans la famille Elbaz de Séfrou. (Par parenthèse, le même problème se posa pour R. Avraham Cohen, également envoyé sépharade de 'Hévrone, lors de la première guerre mondiale et il séjourna ainsi en Algérie où il découvrit le bas niveau de 'hazanout alors et entrepris de le relever. Il séjourna dans de nombreuses communautés et, par l'intermédiaire de R. Moché Yossef Zenou qui les reçut de lui étant encore jeune, j'ai pu ainsi apprendre les téâmim de la Torah selon l'antique nigoun des anciens sépharades de 'Hévrone, en plus des téâmim classiques du Maroc). Le 'Hida cite ses voyages périlleux et angoissés sur mer. Ensuite, il voyagea dans de nombreuses villes du Maroc et, en 1782, mourut à Ouezzane, près du Rif, dans le Nord. Mais cette ville était considérée comme une ville musulmane sainte qui garantissait l'entrée au paradis à ceux qui y étaient enterrés, aussi les musulmans y interdisaient l'enterrement de Juifs! On conduisit donc sa dépouille à Asjen à quelques kilomètres de là.
Actuellement, il y a seulement un tas de pierres près d'un immense olivier; la légende veut qu'on lui bâtit un beau mausolée, mais sa modestie ne le supporta pas et il le montra en rêve et le bâtiment s'écroula et il demanda qu'on laisse ainsi les pierres.
Les pélerins s'installent tout autour, de toutes les régions, sous de tentes, (honneur aux malades et handicapés), chantent, prient, achètent de nombreuses bougies qu'ils lancent sur le brasier continu et tous apportent leurs suppliques.
Dans les villes, toutes les familles allument aussi à la synagogue les lampes à l'huile de souvenir pour les défunts, font des dons de tsédaqa (nous avons des photos du Rav Messas, aujourd'hui Grand Rabbin de Jérusalem, recueillant ces dons par écrit lors de ce pélerinage). Les hommes étudient, disent les psaumes et spécialement le Zohar. Et l'heure de spéciale intensité est aux lueurs du matin. Et le chant de Bar Yo'haï retentit également.
Immédiatement, des chants de louanges furent composés où les qualificatifs les plus élogieux abondent comme il en est pour R. Chméône bar Yo'haï (pur, ange, tsaddiq, flamme, etc). Le plus connu est celui de R. David Hassine qui fut chanté à son enterrement, en judéoarabe marocain:
Haoua ja (il va venir) Ribbi Âmram,
Haoua ja (il va venir) hidaouina (nous guérir)
Haoua ja (il va venir) ifrajaz âlina (nous alléger la vie)
Haoua ja (il va venir) ifrajaz âla ouladna (alléger pour nos enfants)
Haoua ja (il va venir) béas igtana (nous sauver)
'Hanna ouéIsrael kéouannana (nous et Israël avec nous).
On trouvera dans le livre Yahadoute hamagreb, de Raphael ben Chim'hon la description des hiloulotes dans des régions diverses du Maroc. (Merci aux lecteurs qui m'enverront des photos locales pour les insérer).


Hiloula de Ribbi Yéchaya Azoulaï


7 Adar II,

• Jour de naissance et de décès (hiloula) de Moché Rabbénou (an 2489), un chabbat, après l'heure de la prière de min'ha ; il est enterré au Mont Nébo, en Jordanie mais on ne sait pas où, pour qu'il n'y ait pas eu la possibilité de culte excessif et idolâtre. Voir Sota 12b.
La tradition dit que c'est D.ieu lui-même qui s'est chargé de l'enterrement de son serviteur pour le remercier de sa vie et parce qu'il a eu la bonté de s'occuper des ossements de Yosséf (fin du Middrache de Dévarim). Ce 7 Adar de la mort de Moché était dans une année embolismique (voir Qidouchine 38a, Radaq sur Yehoshua 3, 2 et Rabbénou Yossef Caro trancha le débat en fixant en Adar II en cas d'année embolismique).
Alors que minh'a est caractérisé par l'angoisse à l'approche de la fin du jour, lors de min'ha de chabbate c'est la complétude et la joie qui emplissent cette heure ; c'est pour cela que c'est l'heure de Moché, celle de Yosséf et celle de la mort de David ; en souvenir, on lit les trois versets de tsidqatéikha, ce jour-là à Min'ha.


• 1821. Hiloula de Rabbi Yits'haq Eizik, fils de R. Moché Yé'hézqel de Kaliv, l'un des principaux diffuseurs du 'hassidisme en Roumanie et Hongrie.
• Hiloula de Rabbi Yaacov Tolédano, fondateur des institutions Merkaz Hatorah en région parisienne (écoles, yéchivotes, Kolel, Caisse de bienfaisance...) et un des pionniers de
l'éducation juive en France .


11 Adar II,

Hiloula de Ribbi 'Hayim Yossef David Azoulaï (le 'Hida), (1724-1806), sépharade, qui naquit à Jérusalem. 'Hida, ce sont les initiales de 'Hayim Yosséf David Azoulaï (1724-1806). Il est l'arrière petit-fils de Ribbi Avraham Azoulaï de Féz (1570-1643) qui vint à 'Hévrone. Il étudia auprès de Ribbi 'Hayim ben Âttar (s'y reporter). Sa personnalité est très particulière et brillante en de nombreux domaines. Il fut au même titre le grand talmid'hakham de sa génération, estimé et vénéré par tous, commentateur de nos sources, responsable communautaire et impliqué dans des disputes locales, caballiste, décideur dans la halakha, bibliophile, quêteur dans le monde pour les communautés de la terre d'Israël et la Yéchiva de 'Hévrone (Hébron), grand voyageur, enquêteur sur les communautés de la dispersion et sur le monde non juif, anthropologue sur les coutumes juives dans les diverses communautés autour du bassin méditerranéen, et écrivain sur ses voyages. Son passage à la cour de Louis XIV est resté célèbre. Ses livres les plus connus sont Birkhé Yosséf (qui est un commentaire sur le Choulkhane Âroukh de Ribi Yosséf Caro), ses enquêtes de voyages (Zikhrone maâssiyote vé nissim), son répertoire des noms de sages (Chém haguédolim), son commentaire des psaumes (Téhilote Yosséf) est notre livre continu de méditation. Nous pratiquons régulièrement ces deux ouvrages et en transmettons souvent la lettre et l'esprit à nos lecteurs. Il est enterré à Jérusalem.

• Hiloula de Ribbi Avraham Abou'hatséra, fils de Ribbi Yaakov, Tibériade en 1913.
•Hiloula de Rabbi Yossef Rozén, le Yloui de Rogatchov, auteur de Tsofnate Panéa'h, en 1936.


13 Adar II, 19 mars 2008 Jeûne d'Esther
• Hiloula de Rabbi Yéhouda ben Chmouel hé'Hassid, l'auteur du Séfer 'Hassidim, ouvrage très populaire de moussar, morale.


15 Adar II, 22 mars

• 1821. Hiloula de Rabbi Yits'haq Eizik, fils de R. Moché Yé'hézqel de Kaliv, l'un des principaux diffuseurs du 'hassidisme en Roumanie et Hongrie.
•1929. Hilloula de Rabbi Yisraël Yaâqov Leifér, de 'Houst, en Tchécoslovaquie. Il est la 6e génération depuis Rabbi Méïr de Prymichlane, élève du Baâl Chém Tov, après Rabbi Aharone Léb, Rabbi Yits'haq de Kaliche, Rabbi Méïr de Prymichlane, Rabbi Issakhar Ber (dit Reb Bertche), et son père Rabbi Mordékhaï de Nadverna en Hongrie (décédé en 1894 et dit Reb Mord'hélé) qui écrivit Maamar Mordékhaï sur la Torah et fut considéré comme un faiseur de miracles.
•Hiloula de Ribbi David Ganiche de Louv (Lybie)


20 Adar II, 27 mars
• Hiloula de Ribbi Yéhouda hé'hassid.
La célèbre prière pour la pluie, dite avec succès par 'Honi ha méâguél en compagnie de son épouse, eut lieu en ce jour (Traité Taânite).
C'est en ce jour que la tradition fixe le dévoilement à venir du Machia'h.
• Hiloula de Rabbi Yoel Sirkés (en 1640), auteur du commentaire sur le Tour, ouvrage de base en halakha, intitulé Bayite ''Hadache ou Ba'h.

21 Adar II 28 mars
•Hiloula de Rabbi Elimélékh ben R. Eliêzer Lipman, de Lizinansk; auteur de Noâm Elimélékh, en 1787.
•Hiloula de Ribbi Raphaël David Berdugo, de Meknes.

23 Adar II 30 mars
• Hiloula de Rabbi Yists'haq Méïr Alter de Gour, auteur de 'Hiddouché Horim sur le Talmud, en 1866.

28 Adar II 4 avril
C'est un jour particulièrement propice pour demander la parnassa, la subsistance, selon le Chla. l[

Dimanche 10 Février 2008
Jean carl Cohen
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