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Commentaire de la paracha de la semaine (Tazria)Provenant du site www.BreslevParis.com
PARACHA TAZRIA
AU HUITIEME JOUR, ON CIRCONCIRA L'EXROISSANCE DE L'ENFANT (LEVITIQUE 11-3) L'Importance Du Lien «Parents-Enfants». Le principal remède pour les personnes qui se sont éloignées et souillées repose sur les enfants que l'on met au monde selon les lois de la Thora de la maison d'Israël. Car, grâce à cela, elles ont une attache dans la crainte du ciel. Tous les obstacles rencontrés par chaque homme juif dans le chemin du repentir ne résultent que des «habits souillés» qu'il porte et qui sont le fait de ses propres transgressions. Mais il est su que les parents offrent à l'enfant un revêtement à son âme qui lui permet de réaliser toute sa dévotion dans ce monde. Mais lorsque le père et la mère ne se sanctifient pas convenablement lors du rapport conjugal, alors ce vêtement se souille. Ainsi dans ce cas, les obstacles à la sanctification proviennent aussi des parents. Pour se défaire de ces «habits souillés» et revêtir des vêtements propres, des «habits de gloire», il faut endurer de terribles labeurs. Toutes les réparations que l'on entreprend dépendent du revêtement de l'âme que l'on mérite de recevoir à chaque instant de son père et de sa mère, car c'est là son essence. Ainsi, en respectant ses parents, on attire ces habits de gloire à son âme, ce qui nous donne la possibilité de réaliser toute la Thora, car grâce à cela on replace la notion d'honneur à sa source qui est la crainte. Mais si les parents demandent à leur enfant de transgresser la Thora, il ne doit pas les écouter, car le commandement du respect dû aux parents ne sert exclusivement qu'à attirer à son âme ces habits de gloire afin d'être digne d'accomplir la Thora et d'honorer son Créateur. L'étude de la Thora est supérieure au commandement du respect des parents, comme le confirment les sages de mémoire bénie, car dans la Thora se trouvent l'essence de l'âme juive et l’essentiel du repentir qui fait grandir le nom de D. C'est pourquoi il est dit: «Il n’y a pas d’honneur sans Thora» et ainsi l'honneur dû au Maître est supérieur à celui des parents, puisque la rectification de toutes les âmes à leur racine, provient du Maître qui dispense la Thora. Le Saint Béni Soit-Il s'appelle «Père» et toute la création «fils». Et lorsque la création est passée du potentiel à l'effectif est apparue l'emprise du mensonge qui fait allusion au «prépuce», aux «nuages qui obscurcissent les yeux». Et le mensonge entraîne la disparition de la Providence Divine, si on peut dire. C'est pourquoi c'est au père qu'incombe la responsabilité de circoncire son fils. Car lorsqu' il lui retire le prépuce, D. lui-même qui est notre Père, retranche le prépuce qu'est le mensonge, de toute la création et dévoile la vérité. Et grâce à cela est attirée vers nous sa Providence de façon parfaite. C'est alors que s'unissent le père et le fils, les concepts d ' Avant et d'Après la Création en une seule entité. Ainsi tout devient Un. Cela représente le but principal de la dévotion d'Israël. Tout juif atteint le niveau de Tsadik par le fait qu'il se circoncit et retire le prépuce qui recouvre son Alliance, son point de sainteté. Et c'est ce point qui permet d'annuler tous les mauvais désirs et les amours chutés qui représentent le prépuce de son cœur. Cette lumière du point se transmet d'une génération à l'autre, du père au fils. Les forces du mal sont les plus vives précisément lorsque la sainteté est élevée. C'est pourquoi lors de la majorité des rapports conjugaux, les inclinations malsaines symbolisées par le prépuce, se ravivent et cachent la lumière de ce point de sainteté. Tout le travail de l'homme consiste alors à attirer le rayonnement de ce point vers son cœur où siègent ses mauvais désirs ... qui sont très forts en lui et qui résultent du fait que son père ne s'était pas convenablement sanctifié au moment de sa conception. Le point de sainteté du fils vient de son père, qui lui-même l'a reçu de son père, et ainsi de suite en remontant jusqu'aux douze tribus ... et à Avraham notre père qui fut le premier à transmettre cette lumière à sa descendance et aux générations du monde. Ainsi, étant donné que le père est responsable du mauvais penchant de son fils (par le fait de ne pas s'être convenablement sanctifié lors de son union conjugale), il est contraint d'étudier la Thora avec son fils afin d'y remédier. Il doit lui parler de Moussar (morale juive) et de crainte du ciel, son fils ayant priorité sur toute autre personne. Et c'est de cette manière qu'il fera rayonner ce point dans le cœur de son fils jusqu'à circoncire le prépuce de son cœur, c'est-à-dire annuler tous les mauvais désirs et amours chutés, afin qu'il mérite d'accomplir la Thora. Il est écrit dans le Midrash: «Si D. désire que l'homme soit circoncis, pourquoi ne l'a-t-Il donc pas crée sans prépuce à sa naissance? Se peut-il que les actes du Créateur soient imparfaits?» Il est évident que tout ce que réalise l'Eternel est bien, mais il a établi cet état de fait: aucune chose n'est vraiment créée parfaite et c'est à l'homme qu'échoit le rôle de l'amener à sa perfection, en accomplissant un «Tikoun», c'est à dire une correction ou une réparation. En fait, ce Tikoun sert à débarrasser toute chose l'emprise du mal, afin de la purifier. L'homme lui-même doit subir un Tikoun, et la mitsva de la circoncision une allusion à sa pureté sexuelle qu'il lui faut préserver car elle est la condition nécessaire et indispensable pour maintenir l'Alliance entre lui et son Créateur. Dans le traité Quidouchin, il est écrit que l'homme doit apprendre un métier puis prendre femme. Ce travail amène l'homme à se purifier sexuellement, tout comme le mariage. Rabbi Méir a dit que le travail n'entraîne ni la pauvreté, ni la richesse, car tout dépend de Celui à qui les richesses appartiennent comme il est écrit (Haggai 2, 8): «L'argent est à Moi, et l'or est à Moi, dit l'Eternel des armées». En effet, seule la pureté sexuelle, qui maintient cette Alliance entre D. et l'homme, permet d'attirer la subsistance, et le métier n'est qu'un moyen de purification, un «Tikoun», Il est écrit (Psaume 24-1): «A l'Eternel appartient la terre et ce qu'elle renferme». Tout homme ne peut acquérir une certaine chose ici-bas qu'en y apportant une correction. Par exemple, on ne peut manger une nourriture qu'en ayant prononcé auparavant la bénédiction qui s'y rapporte, et cela représente ce Tikoun à accomplir. Sans cette bénédiction, l'homme est considéré comme un voleur, puisqu'il n'a pas acquis cette nourriture. On comprend pourquoi les sages ont déclaré que de ne pas enseigner à son fils un métier revient à lui apprendre à voler. Car sans travail, un homme ne réalise aucune correction qui l'amène à se purifier sexuellement et souille l'Alliance avec D. Et si ce dernier profite d'une chose dans ce monde, il est considéré comme volant son Créateur, si l'on peut s'exprimer ainsi. Mais Rabbi Nehoraï a affirmé: «Je laisse tous les métiers du monde et je n'enseigne à mon fils que la Thora». Car l'étude sacrée est un remède général pour l'homme, qui 1'amène à la perfection. Ainsi celui qui étudie assidûment n'a donc besoin d'aucun métier, puisque la Thora lui permet de réaliser un «Tikoun» général. (Cependant, celui qui ne mérite pas d'étudier la Sainte Loi exclusivement devra bien entendu exercer une activité avec foi, car comme l'ont dit les Sages: «Ne rien faire conduit à la débauche».)
Le phénomène « des hauts et des bas »
La principale cause de l’écroulement d’un homme tient à ses éveils maintes fois répétés vers son Créateur. Nous devons savoir, comme le confirment les Sages de mémoire bénie, qu’un homme ayant passé tous les jours de sa vie dans le péché, sans jamais se réveiller au repentir, est pardonné s’il revient à D. dans les derniers instants de sa vie. À plus forte raison, la succession de réveils puis d’éloignements nous donne davantage d’espoir et de facilité pour nous approcher du Créateur, car « Aucune bonne action n’est perdue (Zohar Chemot 150 b) » Lorsqu’un homme se hisse à un niveau supérieur dans sa dévotion, il est comparé à une créature tout à fait nouvelle. L’homme est astreint aux Mitsvot dès l’âge de treize ans ; puis, progressivement, en se purifiant et en se sanctifiant, il reçoit de façon plus importante qu’auparavant le joug du service de D. Mais avant de mériter cela, nous devons tomber, car le but de la chute est de s’élever. La chute correspond à la « contraction de l’espace vide » qui fut nécessaire à créer le monde. Les Sages de mémoire bénie ont révélé que les Tsadikim commencent dans la souffrance mais finissent dans la sérénité [Berechit Rabbah]. Ces peines endurées proviennent de ces « contractions », lesquelles représentent l’ensemble des obstacles et des oppositions que nous rencontrons avant de mériter de réaliser une bonne action. Car lorsque l’on accomplit des actes saints, nous créons des mondes ; dès lors, ces « contractions » que sont les empêchements doivent obligatoirement précéder cette réalisation. C’est à l’apogée de la chute, lorsque nous nous trouvons dans les ténèbres et le voilement, que sonne l’heure du rapprochement et de l’éveil au repentir, car à cet instant : « D. ne porte plus de vêtements » : « Je parcourrai le pays d’Égypte cette même nuit [Exode 12, 12.], Moi et non pas un ange[haggadah de pessah]. » Mais pour être conscient qu’au zénith du voilement nous nous trouvons infiniment proches de notre Créateur, il nous faut disposer d’une grande connaissance ; alors, le mystère se transforme en révélation. Au contraire, l’ignorance ne fait qu’épaissir le voilement ; notre esprit s’éteint et nous nous éloignons encore davantage, que D. préserve, car les réceptacles dont nous disposons sont alors incapables de contenir cette lumière divine trop intense, et ils se brisent. Le voilement, dont les forces du mal tirent leur puissance, représente une très grande chute pour l’homme car la divinité se cache alors de lui. Mais une très grande et terrible lumière y est dissimulée, dont D. se pare, si l’on peut dire. Seul un grand érudit, d’un haut niveau, peut mériter de comprendre cela, jusqu’à pouvoir révéler tous les secrets, y compris le mystère des mystères en l’inversant en connaissance. II rapprochera ainsi Israël de son Père qui réside dans les cieux et ramènera le peuple au repentir. C’est là toute l’histoire de la « Descente en Égypte » où les juifs ont sombré... Mais alors qu’ils se trouvaient au fond du gouffre, Moïse notre Maître a mérité de percevoir cette connaissance laquelle lui a permis de divulguer ce mystère en le transformant en savoir. Le peuple a ainsi pu être libéré. Cela fait aussi référence à la sanctification du mois. Les Sages étaient experts dans le secret du calendrier : l’époque où la lune n’est plus visible correspond à la révélation du mystère. Cet astre symbolise la royauté, et son imperfection s’apparente au voilement qui constitue l’essence des forces du mal comme le confirme le Saint Zohar. Cette royauté n’existe que si elle reçoit la lumière de la connaissance et de la sagesse, dont l’origine est le vivant des vivants, le Saint béni soit-I1. De même, la lune tire toute sa lumière du soleil, symbole de la connaissance. Nous savons que lorsque la lune est intimement poche du soleil et se tient face à lui, elle nous est cachée et prend alors sa taille minimale. Mais dès cet instant, elle entame son cycle de croissance et renaît alors. Les Sages qui s’intéressaient à ce phénomène possédaient une très grande connaissance, car ils pouvaient inverser l’ultime voilement - donc la chute - en grand savoir, en élévation. C’est pourquoi la sanctification de la lune fut le premier commandement ordonné à Israël [Exode 12, 2.].Tout est un même sujet. L’essence du repentir se situe au début du mois lunaire, à Roch ‘Hodech, car l’essentiel du réveil vers D. ne se réalise que lorsque le mystère se révèle. Ainsi est-il d’usage de se repentir la veille de Roch ‘Hodech, laquelle devient un petit Kippour, car à cette période la lune est de taille minimale et se cache de nous. C’est alors l’heure du rapprochement vers D. La veille de Roch ‘Hodech [Début du mois.], la lune est au maximum de sa phase décroissante, mais elle recommence à croître et à se remplir dès le lendemain. C’est une allusion au peuple juif qui ressuscitera dans le futur ; et la prière de la sanctification de la lune que nous récitons le mentionne. Nous passons chaque jour de notre vie à nous affairer à réparer l’imperfection de cet astre et nous y remédions petit à petit. Dans les temps à venir, elle demeurera complètement pleine, sans défaut et ne décroîtra jamais plus. Nous ne voyons aucune amélioration concrète, puisque mensuellement, la lune entame à nouveau sa phase décroissante. Mais nous croyons qu’aucun de nos labeurs n’est pâture aux vents, que D. préserve. De toute évidence, la lune se répare spirituellement sans cesse et, dans les jours à venir, nous le verrons de nos propres yeux grâce au saint travail des Tsadikim et de tout Israël. Ces phases ascendantes et descendantes existent en tout juif. Elles correspondent à nos hauts et à nos bas, incessants, quotidiens, tant et si bien que l’impact de notre travail pourrait nous sembler nul. L’homme repart sans arrêt, puis s’essouffle ou se souille que D. préserve. Notre force réside dans notre naïveté et dans notre simplicité ; elles nous aident à nous encourager. Tel est le chemin suivi par les Tsadikim véritables, car ainsi, l’espoir demeure à jamais pour chacun d’entre nous. Une situation particulière se présente parfois : un homme s’engage sur les chemins du repentir, il commence à s’élever de niveau en niveau, puis soudain, il lui semble s’éloigner considérablement de la sainteté, ainsi qu’il est dit : « Les limites de la terre et de la mer sont éloignées. » Car des pensées impures et des mauvaises passions reviennent et s’exacerbent en lui alors que cela n’avait plus eu lieu depuis tant de jours ou tant d’années. Que le cœur de l’homme ne s’ébranle pas, car cela ne se produit souvent que pour son plus grand bien. I1 est parvenu à un degré intimement proche de la sainteté et désire y pénétrer son cœur même. Mais s’il ne retourne pas et ne chemine pas à nouveau les endroits souillés qu’il avait foulés dans le passé, l’accès de la sainteté lui restera interdit. Ce n’est que de cette façon qu’il réparera ce qu’il avait détérioré. En y retournant, il purifiera toutes les étincelles de sainteté qu’il avait déversées là-bas à cause de ses transgressions. L’ensemble de ces grandes réparations sera comparé à de l’encens ; et il méritera de franchir le seuil et de pénétrer dans l’intimité même de la sainteté. En élevant les étincelles de sainteté depuis les profondeurs des écorces du mal, nous procurons à D. l’essentiel de Son plaisir et de Sa joie. De la même façon, D. tire une très grande satisfaction d’un homme infiniment éloigné et qui se débat pour revenir vers Lui en essayant de s’extirper de ces endroits ; chacun de ses gestes est précieux. S’il garde l’esprit fort pour se hisser constamment vers son Créateur, quel que soit son niveau, ses fautes seront de toutes les façons expiées. I1 pénétrera à l’intérieur de la maison sainte, au cœur même de la sainteté. D’après le Likouté Halakhot
La parabole de Rabbi Nahman
Les eaux pures L'homme est en proie à une grande confusion lorsqu'il commence à pratiquer le service divin et à se rapprocher du Tsadik. Prenons l'exemple d'un récipient rempli d'eau. A première vue celle-ci semble pure. Mais si on l'observe de plus près, qu'on la pose sur le feu et la fait bouillir, elle se trouble. Et durant l'ébullition, toute les impuretés qu'elle contenait remontent à la surface ; aussi faut-il que quelqu'un soit présent, continuellement, pour écumer le nuage d'impureté de l'eau. Au début l'eau semblait pure mais les saletés remontent à la surface ; et ce n'est que lorsque l'on enlève le nuage d'impureté que l'homme accède véritablement à la pureté. De la même manière, le bien et le mal sont entremêlés en l'homme avant que celui-ci ne s'adonne au service divin ; ils se confondent l'un avec l'autre. Les impuretés enfouies en lui demeurent invisibles car le mal et le bien ne font qu'un. Mais lorsqu'il entreprend de se vouer au service divin et de se rapprocher du Tsadik authentique, l'homme commence à se purifier, à se relier (aux forces divines). Alors, à l'image de la parabole précédente, les impuretés et le mal ne cessent de remonter à la surface. Et quelqu'un doit se trouver là pour l'en débarrasser au fur et à mesure afin de le faire accéder à une pureté parfaite. Il aurait été possible de retirer d'un coup la fange des hommes plongés dans la matérialité et qui se sont rapprochés de D. béni , mais qu'adviendra-t-il par la suite ? Car si l'on ôte cette fange, on peut aussi oter le cerveau simultanément, les deux étant intimement liés en l'homme. Par conséquent, il importe d'agir avec modératiorr jusqu'à ce que l'homme se purifie quelque peu. (Si'hot Haran, 79) Mercredi 30 Mars 2011
Eli1 Eli
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