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Hiloulotes en Kislev



1 Kislév
Décès de Ribbi Ephraïm Alankawa, "le Rav" haqqaddoche, de Tlemcen (Algérie).

5 Kislév
Maharcha. Rabbi Chmouel Eliêzer ben Yéhouda haLévi (1555-1631), de Cracow et Posen (Poznan). Sa belle-mère a pris en charge sa formation et celle de ses disciples. Un des plus grands commentateurs du Talmud, auteur des 'Hiddouché halakhote. Avec la clarté de Rachi qu'il prend comme guide, il enseigne le véritable raisonnement talmudique éloigné de la gymnatique vaine de démolition des arguments de l'adversaire (pilpoul abusif, ou 'hilloukim). Il était ouvert à toutes les formes des sciences juives menées avec sérieux. Il était exigeant envers la moralité et l'altruisme des dirigeants communautaires.

Le 14 Kislev
Naissance et hiloula de Réouven fils de Yaâcov le patriarche. En 2194.
En 1920, décès du Rav David Abou'hatséira, (Âtéréte Rochénou), fils de Ribbi Masoud. Il fut assassiné le 14 Kislév 1920 par les arabes. Ces meurtres n'étaient pas rares, ainsi R. David Ha Lévi Drai, R. Hillel ha Cohen et R. Yits'haq ha Lévi furent ainsi tués par des brigands qui voulaient prendre leur argent. Et R. Yisraël Cohen et R. Chélomo Ben Tamechu furent assassinés pour avoir refusé des relations sexuelles avec des femmes musulmanes. Mais R. David et R. Yits'haq furent tués en voulant protéger la pupulation juive menacée. Il avait eu le privilège d'étudier la Torah avec R. Yaâqov. Il a vécu dans la plus grande pureté du regard. On le distinguait du titre de Chalia'h par la place qu'il avait auprès de son père. Il est l'auteur de commentaires sur la Torah : Péta'h haohél et Séfer Récha véSéfa. Il est enterré au Tafilalet à Rissani. Le jour de sa mort, la région fut plongée physiquement dans l'obscurité

Le 15 Kislev
Hiloula de Rabbi Yehouda Ha Nassi, rédacteur de la Michna, en 3954.
Ribbi Yéhouda Hannassi, qui était né le jour même de la mort de Ribbi Âqiva, selon la règle des destinées majeures (Qiddouchine 72 b), entreprit à son tour de recueillir après lui l'ensemble des traditions devant le risque de leur disparition à cause des persécutions.
Un autre risque de perte venait de la méthode pédagogique traditionnelle qui était utilisée : l'enseignement était oral et on n'écrivait pas son contenu ; devant l'immensité de la matière, on veillait à parvenir à l'expression la plus concise possible, ce que Rabbi fera lui-même, mais les auditeurs avaient entendu le détail dont cette concision était un résumé ; ils notaient seulement des points de repère (simanim) qui étaient des moyens mnémotechniques.
Il est clair que, si ce système pédagogique oral développe la mémoire et assure la transmission dans une situation historique stable, la transmission est en péril dès qu'il y a un arrêt temporaire de la transmission directe et de sa vérification : il n'y a plus alors de traces tangibles et elles ne sont plus guère compréhensibles pour un lecteur extérieur.

1. Constatant la rapidité de la perte d'information, de compréhension et de mémorisation et la diversification des enseignements, il se résolut à organiser et rédiger la tradition orale pour que tous les Maîtres aient un fond commun qu'ils enseigneraient d'un plein accord (pé é'had, d'une seule bouche) et dans une même langue, de façon à ce que sur l'essentiel on revienne à ce qui était jadis :
bité'hila lo hayéta ma'hloqéte béyisrael
"auparavant où il n'y avait pas de dissensions en Israel".
Il y avait, certes, des discussions vives et nombreuses et des enseignements réputés pour leur brièveté ou leur longueur mais, en général, chacun connaissait les autres traditions et savait distinguer l'essentiel du particulier, et les divergences ne brisaient pas l'unité de compréhension.

2. Ribbi Yéhouda Hannassi entreprit donc, avec ses élèves, de rassembler toutes les traditions orales.
Le Chla dit que Rabbi se trouva face à 600 corpus déjà constitués :
qodém rabbi hayou chéche méote sidréï michna.
Le traité 'Haguiga 14 parle même de 700 traditions.
Il faut bien réaliser l'immensité de ce savoir juif très précis qui était alors totalement mémorisé.

3. Ribbi Yéhouda Hannassi a mis en ordre ce fond commun.
Rabbi "mit un ordre dans ces michnayotes" (sidér michnayote) en se conformant à plusieurs principes.
Il établit 13 classes de méthodes différentes dans les traditions et les enseigna à Ribbi 'Hiya.

4. Il va de soi qu'il faut étudier ce texte si particulier de la michna avec des personnes qui, elles-mêmes, ont étudié et reçu les règles de sa composition, les débats entre les différentes traditions de la Torah remontant toutes à Moché notre Maître, sinon on n'y comprendra rien. Et on n'aura pas appris la Torah. On divaguera en fantaisies, fallacieusement nommées spiritualité juive ou philosophie juive. Véritables, elles doivent reposer sur la connaissance de la michna

Dimanche 19 Novembre 2006
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